II – Rareté relative des différents types

Pour tenter de cerner la rareté relative des différents types de deniers de Plautille, j’ai recensé le plus grand nombre possible d’exemplaires, sachant que dans l’absolu, il s’agit d’un monnayage peu abondant. Les diverses sources que j’ai consultées m’ont permis d’inventorier 493 exemplaires. Ces sources sont : 

-          Coinarchives® à la date du 27 mars 2009

-          Vcoins® à la date du 07mars 2009

-          MA-shops® à la date du 07 mars 2009

-          Les catalogues en ma possession, au nombre de 101, de diverses maisons de ventes aux enchères et sur offres (Burgan, Poindessault, CGB, Inumis, Jacquier, Elsen, Palombo, Millon, Argenor, monnaies d’antan, FC numismatique, Tradart)

-          La collection de Christophe AUG

-          Ma propre collection

-          Les exemplaires recensés à la Bibliothèque Nationale de France

-          Les exemplaires recensés dans le BMC

J’ai pris la peine de tenter de débusquer les doublons : monnaies qui apparaissent dans plusieurs catalogues successifs car invendues ou remises rapidement à la vente. Je ne suis pas sûr d’y être parvenu pour les types les plus courants, ce dont je suis en revanche à peu près certain pour les plus rares.

Parmi ces 493 exemplaires, 425 (86.21 %) proviennent de l’atelier de Rome et 68 (13.79 %) de l’atelier de Laodicée. Pour ces derniers la répartition se fait en 58 au type de la Concorde assise (Lc) (je n’ai volontairement pas détaillé les deux types de légende d’avers) et 10 au type d’Hilaritas (Lh) qui ne représente donc, dans cette étude, que 2.03 % de l’ensemble des deniers de Plautille, tous types confondus.

On peut étudier la répartition des types à deux niveaux :

 

Le pourcentage des différents types de revers, représenté dans le premier graphique ci-dessus, nous montre que les revers CONCORDIA AVGG (3) et VENVS VICTRIX (6) se partagent la moitié du total des émissions. Il confirme en outre la rareté, connue, du revers DIANA LVCIFERA (7) qui ne se rencontre qu’un peu plus d’une fois sur cent. Le revers CONCORDIA FELIX (4) avec seulement 5% du total se trouve être assez rare également

On peut ensuite affiner un peu les choses en regardant de plus près la répartition en fonction des types décrits dans la première partie.

  

La vision que l’on en a alors s’en trouve quelque peu modifiée. En effet, le revers, pourtant commun, CONCORDIA AVGG (3) étant « étalé » sur quatre avers différents, on voit émerger un type courant (bB3), deux peu fréquents et un très rare (aA3). A l’inverse, VENVS VICTRIX (6) étant associé à un avers unique, le type bE6 reste le plus courant de tous avec près d’un exemplaire sur quatre rencontrés.

Au total, sur une série de quatorze types, nous en avons donc cinq que l’on peut qualifier de rares : bE7 parce que le revers DIANA LVCIFERA n’a été utilisé que très peu de temps, mais également aA3, bB4, bC5 et bE4 qui semblent être des types intermédiaires associant un revers donné à un avers autre que celui qui lui est habituellement dévolu  : aA3 utilise l’avers des premiers types (A) avec le revers CONCORDIA AVGG (3). De même le revers CONCORDIA FELIX (4) se trouve, outre son avers dédié (C) associé au précédent et au suivant. Dans la limite de cette étude, le type le plus rare semble être l’association du revers PIETAS AVGG au troisième portrait (bC5) avec un seul exemplaire rencontré pour quatre cent vingt-cinq recensés.

Il est remarquable que les grands auteurs, s’ils différencient bien les portraits par la description des coiffures, ne vont pas plus loin et mettent sous la même référence des types manifestement différents. Ainsi, les trois types comportant Piétas au revers (bC5, bD5 et bE5), ont-ils le même numéro tant dans le RIC (367) que dans le RSC (16).

Enfin, à l’étude du tableau donné en annexe, on peut se demander s’il n’existerait pas d’autres types intermédiaires comme bD4, bC6 ou bD6. A titre d’exemple, Sear dans le RSC, sous le # 12, décrit les trois types de portrait que j’ai nommés C, D et E pour le revers CONCORDIA FELIX, ce qui conduit à penser qu’il existerait un type bD4.

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